Je n’ai plus de temps à perdre

Nasreddin Hodja déambulait, pensif, dans la rue, lorsqu’on lui asséna une forte tape sur la nuque. Il se retourna et un individu s’excusa :

— Pardon, monsieur. De dos, je vous avais pris pour un ami.

Naturellement Nasreddin ne le crut pas et l’amena devant un juge. Le Kadi se trouvait être un ami de celui qui avait frappé Nasreddin.

— Allons, dit le juge, donne-lui une gifle à ton tour et soyez quittes.

Hodja refusa.

— Le prix d’une gifle est d’un doublon. Que celui qui t’a frappé le paie, trancha le juge.

L’homme n’ayant pas d’argent sur lui, déclara aller en chercher.

Des heures passèrent. Nasreddin comprit qu’il avait été berné. Il se leva et donna une gifle au juge en disant :

— Excellence, puisque le prix d’une gifle est d’un doublon, paies-toi avec l’argent qu’il doit m’apporter, moi je n’ai plus de temps à perdre.

Publié dans : Non classé |le 2 novembre, 2014 |Pas de Commentaires »

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