Archive pour la catégorie 'Non classé'

Le songe

Une nuit Nasreddin Hodja se réveilla et appela brusquement sa femme :

— Femme, apporte-moi vite le reste du helva que tu as fait hier soir.

De mauvaise grâce, elle obéit. Quand il eut terminé le gâteau, elle lui dit :

— Ce n’était pas la peine de te réveiller pour le manger, tu l’aurais eu demain matin.

Et lui :

— Mieux vaut un œuf aujourd’hui qu’une poule demain. On ne sait jamais, le gâteau aurait pu disparaître dans la nuit. Il est mieux dans mon estomac.

 

Publié dans:Non classé |on 26 novembre, 2014 |Pas de commentaires »

Ne pleure pas

Nasreddin Hodja venait de planter un saule pleureur devant sa maison. Comme il n’avait pas d’eau à portée de main pour l’arroser, il y pourvut par ses moyens naturels.

Se tournant vers l’arbre, il lui dit :

— Ne pleure pas, c’est là toute l’eau que peut te donner le pauvre Nasreddin.

Publié dans:Non classé |on 26 novembre, 2014 |Pas de commentaires »

J’ai tellement de travail

Nasreddin Hodja creusait un trou dans son jardin.

Son voisin lui demanda :

— Que fais-tu avec tant d’ardeur ?

— Je creuse un trou pour y mette les pierres qui sont le long de la route.

— Quand tu auras rempli ton trou de pierres, que feras-tu de la terre que tu as retirée ?

Nasreddin, agacé :

— Ecoute, j’ai tellement de travail que je ne peux pas en plus penser à ça !

 

Publié dans:Non classé |on 26 novembre, 2014 |Pas de commentaires »

Le paysan idiot

Nasreddin Hodja avait pour mission d’apporter dix oies à une personne du village voisin et de lui remettre, en mains propre, la lettre d’accompagnement.

Avant de partir, il dit à sa femme :

— Prends une de ces oies et cuisine-la pour le repas.

Arrivé au village, il donna la lettre et les oies que le destinataire se mit à compter.

— Il n’y en a que neuf, tu devais m’en remettre dix.

Mais Nasreddin soutenait qu’il y en avait bien dix.

Agacé, l’homme dit :

— Je vais appeler dix hommes et donner une oie à chacun. Ainsi nous saurons s’il y en a neuf ou dix.

La distribution terminée, un paysan n’avait évidemment pas d’oie.

— Tu as constaté, Hodja. Il y en a neuf.

— Mais pas du tout, renchérit Nasreddin. J’ai seulement constaté que cet idiot de dixième paysan n’a pas été capable de prendre son oie et l’a laissée échapper.

 

Publié dans:Non classé |on 26 novembre, 2014 |Pas de commentaires »

Pouvoir magique

Nasreddin Hodja se vantait de son pouvoir magique :

— Ma foi est tellement grande que si je dis aux pierres, à un arbre, de venir ici, ils viendront.

Quelqu’un lui répliqua :

— Tu nous racontes des histoires.

— Pas du tout. Si je dis à ce chêne de venir immédiatement ici, il viendra.

Ses amis lui demandèrent de s’exécuter. Se tournant vers l’arbre, il ordonna :

— Viens vers moi.

Naturellement, l’arbre ne bougea point.

— Mes chers amis, dit alors Nasreddin, notre religion nous enseigne la modestie. Si le chêne ne vient pas à nous, nous pouvons aller au chêne.

Publié dans:Non classé |on 26 novembre, 2014 |Pas de commentaires »

Heureusement que

Un jour que Nasreddin Hodja labourait son champ, une épine transperça sa sandale. Il la retira avec difficulté et murmura :

— Heureusement qu’aujourd’hui j’ai mis mes vieilles sandales et non les neuves.

Publié dans:Non classé |on 26 novembre, 2014 |Pas de commentaires »

Si tu avais entendu ma voix

Nasreddin Hodja, qui était au hammam, se mit à chanter. Sa voix résonnait sous la coupole, elle le stupéfia tant elle était belle. Il termina vite son bain et se rendit à la mosquée. Il monta en haut du minaret et commença à appeler  les fidèles à la prière. Malheureusement, il avait une bien vilaine voix. Un ami qui passait lui cria :

— Il ne te suffit pas de te tromper d’heure pour l’appel de la prière, il faut en plus que tu chantes avec une voix aussi horrible !

Nasreddin lui répondit :

— Si tu avais entendu ma voix au hammam, tu ne te serais pas permis de la critiquer !

 

Publié dans:Non classé |on 26 novembre, 2014 |Pas de commentaires »

Laquelle préfères-tu ?

Nasreddin Hodja avait deux femmes, l’une vieille et laide, l’autre jeune et belle. Elles lui posèrent un jour cette question :

— Laquelle de nous deux préfères-tu ?

Le pauvre Nasreddin, embarrassé, répondit qu’il les aimait toutes les deux.

Elles insistèrent :

— Si nous étions sur une barque et tombions à l’eau, laquelle sauverais-tu ?

A son habitude, il trouva la réponse appropriée. S’adressant à la femme âgée, il dit :

— Toi tu sais nager, n’est-ce pas ?

Publié dans:Non classé |on 19 novembre, 2014 |Pas de commentaires »

C’est ce que je voudrais savoir

Nasreddin Hodja, passant devant un potager, vit de magnifiques légumes. Comme il n’y avait personne, il entra et se mit à ramasser choux, carottes, salades, tout ce qui lui tombait sous la main. Il en remplit son sac. Survint le propriétaire qui lui cria :

— Que fais-tu là-bas ?

Surpris, Nasreddin balbutia :

— Une terrible tempête m’a projeté jusqu’ici.

— D’accord, mais qui a arraché tout cela ?

— Je ne sais pas. La tempête était tellement forte qu’elle me poussait de tous côtés et pour ne pas me faire emporter, j’ai dû me cramponner à ce qui se trouvait à portée de ma main.

— Je veux bien admettre ce que tu dis, mais qui a mis tout dans le sac ?

Alors Nasreddin feignant l’idiotie :

— Vraiment c’est aussi ce que je voudrais savoir !

 

Publié dans:Non classé |on 19 novembre, 2014 |Pas de commentaires »

Le même ciel

Nasreddin Hodja dit un jour aux fidèles de Konya :

— Savez-vous que le ciel de Konya est le même que le ciel d’Aksehir ?

— Comment le sais-tu ?

— Parce qu’il y a autant d’étoiles à Konya qu’à Aksehir.

Publié dans:Non classé |on 19 novembre, 2014 |Pas de commentaires »
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