Archive pour la catégorie 'Non classé'

De l’or ou des cailloux ?

            Dans un village où Nasreddin Hodja était imam, les gens avaient l’habitude de collectionner des pièces d’or, de les mette dans une jarre et de l’enterrer dans leur jardin. Une fois par an, ils déterraient la jarre, admiraient les pièces puis l’enterrait de nouveau. Nasreddin Hodja prit des cailloux, les mit dans une jarre et l’enterra.

— Effendi, ça ne va pas ainsi, tu dois remplir ta jarre d’or, lui dirent les gens.

— Braves gens, dit Hodja, considérant que vous ne dépensez pas votre argent, qu’importe que ce soit de l’or ou des cailloux ?

Publié dans:Non classé |on 16 juin, 2015 |Pas de commentaires »

Un conseil d’ami

— Quelle est la chose la plus précieuse au monde ? l’interrogent les amis de Hodja.

— C’est facile ! Un conseil d’ami n’a pas de prix, répond Nasreddin.

 — Et la chose qui a le moins de valeur ?

— C’est aussi un conseil d’ami, répond-il à nouveau.

Voyant ses amis étonnés, il ajoute l’explication suivante :

— Le conseil d’un ami peut s’avérer sans prix s’il est suivi. Par contre, il est sans valeur si on n’en tient pas compte.

Publié dans:Non classé |on 16 juin, 2015 |Pas de commentaires »

Enseigner la réalité

Les élèves interrogent Nasreddin Hodja, leur instituteur :

– Maître, quel homme a plus de valeur ? Celui qui conquiert un empire par la force, celui qui peut le conquérir, mais qui se l’interdit ou celui qui empêche un autre de s’emparer d’un tel empire ?

Perplexe, Hodja répond :

— Je n’en sais rien. Mais je sais quelle est la tâche la plus difficile au monde.

—  Laquelle ? demandent les élèves.

— Vous apprendre à voir les choses comme elles sont réellement.

Publié dans:Non classé |on 16 juin, 2015 |Pas de commentaires »

L’omelette

Nasreddin Hodja du temps qu’il était aubergiste à la campagne, voit arriver un jour une troupe brillante de chasseurs à cheval. C’est un grand seigneur et sa suite.

— Holà, aubergiste, une collation ! Nous avons l’estomac vide.

Nasreddin leur prépare une omelette qu’ils mangent avec appétit.

— Combien te dois-je ? demande le seigneur au moment de repartir.

— Trente dinars, Excellence.

— Par Allah ! Trente dinars pour une omelette ! Les œufs sont donc bien rares par ici.

— Non, Excellence, ce ne sont pas les œufs qui sont rares par ici, ce sont les gens riches.

Publié dans:Non classé |on 16 juin, 2015 |Pas de commentaires »

Une question de lumière

Un jour, un homme trouve Nasreddin Hodja en pleine nuit, à quatre pattes, cherchant quelque chose dans le halo de lumière d’un lampadaire.

— As-tu égaré quelque chose ? lui demande-t-il.

— Oui, j’ai perdu mes clés, répond Nasreddin.

— Et où les as-tu laissées tomber ?

— Là-bas, dit Nasreddin, en désignant un porche obscur.

— Mais alors pourquoi les cherches-tu ici, alors que tu les as perdues ailleurs ? C’est stupide !

— Pas tant que ça ! répond Nasreddin, je préfère les chercher là où il y a de la lumière !

Publié dans:Non classé |on 16 juin, 2015 |Pas de commentaires »

Le commerçant polyvalent

Nasreddin Hodja entre dans un bazar où l’on vend de tout et demande au commerçant :

— Vends-tu des planches ?

— Oui, j’en vends.

— Vends-tu des clous ?

— Oui, j’en vends aussi

— As-tu des scies ?

— Oui, j’en ai.

— As-tu des rabots ?

— Oui, j’en ai aussi.

— Alors, demanda Hodja, comment se fait-il qu’avec tout ça tu ne sois pas menuisier !

Publié dans:Non classé |on 16 juin, 2015 |Pas de commentaires »

La raison du plus fort

Un jour, Nasreddin Hodja eut besoin de traverser la
Mer de Marmara. Il prit donc le bateau, mais juste au milieu de la traversée,
une grande tempête se leva et le bateau commença à couler. Tous les passagers
et les membres d’équipage se mirent à écoper pour essayer de maintenir le
bateau à flots. Cependant, parmi la foule, il se trouva un homme qui, à la
consternation générale, prenait l’eau dans la mer pour la jeter dans le bateau
: l’inévitable Nasreddin Hodja. Le capitaine se précipita vers lui en
l’injuriant, en l’accusant de vouloir tous les tuer, mais Nasreddin ne se
départit pas de son calme. Il expliqua au capitaine qu’il se contentait de
suivre le conseil que sa mère lui répétait tout le temps : toujours se mettre
du côté du plus fort…

Publié dans:Non classé |on 16 juin, 2015 |Pas de commentaires »

Les voleurs et l’âne

Nasreddin Hodja venait d’acheter un âne quand, sur le chemin de retour, deux voleurs l’attendaient. L’un des deux détacha l’âne que Nasreddin Hodja tenait en laisse et l’autre prit la place de l’âne. Quand il arriva à la maison, il constata la métamorphose.

—  Qui es-tu ? dit  Nasreddin

— J’ai fait beaucoup de bêtises dans mon enfance et ma mère, qui était une sorcière, m’a puni en souhaitant que je devienne un âne pour une période de vingt ans. Cette période vient juste de se terminer, laisse-moi rentrer chez moi, s’il te plait, dit le voleur.

            Nasreddin fut touché par cette histoire et relâcha le voleur en lui demandant de ne plus recommencer. Le lendemain, il repartit au marché en acheter un autre et, surprise, il retrouva l’âne qu’il avait acheté la veille. Alors, il s’approcha de lui et lui dit à l’oreille :

- Ah ! Toi, tu as encore fait des bêtises. Cette fois, je te jure que je ne t’achèterai pas.

Publié dans:Non classé |on 29 mai, 2015 |Pas de commentaires »

Ce qu’il en coûte d’apprendre

« Il y a profit à apprendre quelque chose de nouveau », se dit Nasreddin Hodja.

Il va trouver un maître de musique :

— Je veux apprendre à jouer du luth. Combien cela me coûtera-t-il ?

— Pour le premier mois, trois pièces d’argent. Ensuite, une pièce d’argent par mois.

— Parfait ! Je commencerai le deuxième mois.

 

Publié dans:Non classé |on 29 mai, 2015 |Pas de commentaires »

Description de l’objet perdu

Nasreddin Hodja a perdu un somptueux turban.

— Tu dois être bien ennuyé, Mulla ! compatit un voisin.

— Non, je suis sûr de le retrouver : j’ai offert une récompense d’une demi-pièce d’argent.

— Mais celui qui le trouvera ne va sûrement pas se défaire d’un turban qui vaut cent fois plus que cela !

— J’y ai songé, figure-toi. J’ai signalé qu’il s’agissait d’un vieux turban, sale, très différent du vrai. »

Publié dans:Non classé |on 29 mai, 2015 |Pas de commentaires »
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