Archive pour la catégorie 'Non classé'

Chez le pâtissier

Nasreddin Hodja était à l’arrêt devant la vitrine d’une pâtisserie de Konya où était exposé un grand plat de helva.

Croyant ne pas être vu, il se mit à engloutir des cuillères de ce gâteau. Le patron s’en aperçut et s’écria :

— Tu te crois peut-être dans la boutique de ton père ?

Sans s’émouvoir, Nasreddin répondit :

— Ne vois-tu pas que je mange du helva ?

Et il continua de manger.

Alors le pâtissier se saisit d’un bâton pour le frapper.

— Les habitants de Konya sont vraiment de braves gens ! Ils vous font manger du helva à coups de bâton ! se dit-il.

Publié dans:Non classé |on 6 avril, 2015 |Pas de commentaires »

Devinette

Un ami, cachant un œuf dans sa main, s’adressa au jeune Nasreddin Hodja :

— Si tu me dis ce que je tiens dans la main, je te le donne.

— Aide-moi un peu, dit Nasreddin.

— C’est blanc dehors et jaune dedans.

_J’ai compris ! Ce sont des feuilles de chou et une carotte jaune au milieu !

Publié dans:Non classé |on 28 mars, 2015 |Pas de commentaires »

Guerre aux paniers.

Un jour Nasreddin Hodja grimpa sur un escabeau pour prendre quelques oignons dans un panier posé sur une étagère de la cuisine.  A cause d’un geste maladroit, le panier bascula et Nasreddin reçut les oignons sur la tête. Fort en colère en voyant tout par terre, Nasreddin commença à donner des coups de pied dans le panier. Dans un rebond, l’anse frappa brutalement le mollet du Hodja qui se mit à hurler de plus belle en redoublant de coups de pieds encore plus violents dans le panier. Celui-ci se mit à rebondir encore plus haut et Nasreddin le reçut en pleine tête. Mis hors de lui, le Hodja se précipita dans sa chambre, s’empara de son cimeterre et revint à la cuisine en hurlant :

— Fils de chien, montrez-vous et voyons qui est le plus fort !

Publié dans:Non classé |on 28 mars, 2015 |Pas de commentaires »

Le signe du zodiaque.

Un jour quelqu’un demanda à Nasreddin Hodja de quel signe du zodiaque il était.

— Du bouc, répondit-il.

L’autre, incrédule :

— Arrête de raconter des histoires, Hodja. Tu sais bien que le signe du bouc n’existe pas !

— Aurais-tu quelque chose contre ça ? Figure-toi que quand ma mère me mit au monde, elle se renseigna sur mon signe et on lui répondit que c’était celui du chevreau. C’était voici plus de quarante ans, et tu voudrais qu’après tant d’années un chevreau ne devienne pas un bouc ?

Publié dans:Non classé |on 28 mars, 2015 |Pas de commentaires »

L’âne du chef

Un jour le chef du village perdit son âne. Il était dans tous ses états et en hurlant, il ordonna aux paysans de retrouver son âne immédiatement.

            Tout le monde était épouvanté et chacun courait de tous côtés à la recherche de l’âne du chef. Sur la route, des chercheurs effrayés rencontrèrent Nasreddin Hodja et lui demandèrent :

— Aide-nous, Hodja. Si tu vois un âne sans son maître, prends-le et ramène-le au village.

Nasreddin promit de faire ainsi et continua son chemin en chantonnant.           

            Le voyant si joyeux, un paysan qu’il rencontra lui dit :

— Hodja, où vas-tu de si bonne humeur ?

— A la recherche de l’âne du chef.

— Jamais on a vu quelqu’un chercher un âne en chantant.

— Pourquoi pas, l’ami ? Si tu cherches un âne qui n’est pas à toi, tu peux bien le chercher en chantant !

Publié dans:Non classé |on 28 mars, 2015 |Pas de commentaires »

Quelle différence y a-t-il ?

Deux paysans se disputaient pour des questions de terrain. L’un d’eux donna de l’argent au Hodja pour qu’il témoigne en sa faveur. Hodja accepta et finalement tous se retrouvèrent devant le Kadi.

            Le premier paysan accusa :

— Dans cette affaire d’orge…

Hodja lui coupa la parole et s’adressa au Kadi :

— Oui, dans cette affaire d’avoine…

Le Kadi, brutalement sévère :

— Décidez-vous. C’est de l’orge ou de l’avoine ?

Hodja comprit tout de suite comment l’affaire allait tourner, et ajouta alors :

— Quelle différence y a-t-il entre l’orge et l’avoine, alors que cette affaire n’est que mensonge depuis le début ?

Publié dans:Non classé |on 28 mars, 2015 |Pas de commentaires »

Dieu fait bien les choses.

Nasreddin Hodja, fatigué, décida de se reposer à l’ombre d’un noyer qui se trouvait au milieu d’un champ de citrouilles.

            Levant la tête, il constata que sur un arbre si grand, il y avait de tous petits fruits. Regardant autour de lui, il vit que de toutes petites tiges portaient des citrouilles énormes. Il trouva cela bien étrange et s’endormit. Il fut réveillé par une noix qui lui tomba sur la tête.

— Dieu fait bien les choses, se dit-il. Si les citrouilles avaient été sur l’arbre, ma pauvre tête !

Publié dans:Non classé |on 15 mars, 2015 |Pas de commentaires »

Le bouillon d’oie

Nasreddin Hodja marchait le long d’une rivière quand il vit des oies qui s’y baignaient. Il eut envie d’en attraper deux au moins. Il entra dans l’eau, mais elle se sauvèrent et il ne parvint même pas à en saisir une.

            Alors il s’assit sur la berge, sortit un morceau de pain, le trempa dans l’eau et le mangea.

            Un passant qui avait assisté à la scène lui demanda ce qu’il faisait.

— Que veux-tu, lui répondit Nasreddin, vu que je ne peux pas manger les oies, je me contente de leur bouillon.

Publié dans:Non classé |on 15 mars, 2015 |Pas de commentaires »

Qu’il n’oublie pas sa tête

Quelqu’un vint trouver Nasreddin Hodja chez lui. Celui-ci était à sa fenêtre, et ne voulant pas être dérangé, se cacha. Mais l’autre l’avait vu et frappa donc à la porte.  La femme de Nasreddin alla ouvrir.

— Que veux-tu ?

— Je veux voir le hodja.

— Il est sorti.

— Très bien ! Salue-le de ma part et dis-lui aussi de ne pas oublier sa tête sur le rebord de la fenêtre quand il va se promener.

 

Publié dans:Non classé |on 15 mars, 2015 |Pas de commentaires »

Les chaussures

Des gamins voulaient jouer un tour à Nasreddin Hodja, en lui prenant ses chaussures. Ils pensèrent le faire grimper à un arbre. Ainsi il aurait retiré ses chaussures et ils se seraient vite enfuis avec.

            Ils attendaient au pied de l’arbre, quand ils le virent arriver. Ils regardèrent fixement la cime. Nasreddin leur en demanda la raison.

—  Il est si haut, répondirent-ils, que même toi tu n’arriverais pas à l’atteindre !

Blessé dans son amour-propre, il décida de monter. Il ôta ses chaussures, mais remarquant leurs visages moqueurs, il les attacha à sa ceinture.

— Mais, Hodja, pourquoi prends-tu tes chaussures ? Laisse-les ici.

— On ne sait jamais, leur dit-il, si jamais là-haut il y avait un autre chemin, comment ferais-je sans mes chaussures ?

Publié dans:Non classé |on 15 mars, 2015 |Pas de commentaires »
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