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	<title>Les contes de Nasreddin Hodja</title>
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	<description>Plud de 200 contes postés au fil des jours.</description>
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		<title>ACCUEIL</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Sep 2015 07:15:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[margo27]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Lecteurs de 7 à 777 ans, sur ce site, dans la colonne de droite et ci-dessous vous retrouverez plus de 200 contes  de Nasredin Hodja (que je posterai  au fil des jours, laissez-moi un peu de temps !) authentiques ou imaginaires, tous humoristiques. Sont-ils absurdes ou  pleins de bon sens? A vous de vous [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Lecteurs de 7 à 777 ans, sur ce site, dans la colonne de droite et ci-dessous vous retrouverez</p>
<p style="text-align: center"><span style="font-size: medium">plus de 200 contes  de Nasredin Hodja</span></p>
<p>(que je posterai  au fil des jours, laissez-moi un peu de temps !) authentiques ou imaginaires, tous humoristiques. Sont-ils absurdes ou  pleins de bon sens? A vous de vous faire une opinion!</p>
<p>Voici les 200 premiers: <em>(Ils sont numérotés)</em></p>
<p><a style="border: 0pt none" href="http://nasreddinhodja.a.n.f.unblog.fr/files/2014/11/contes-de-nasreddin-hodja-1-a-50.pdf"><img style="vertical-align: middle;border: 0pt none" alt="fichier pdf" src="/wp-includes/images/pdf.png" /> Contes de Nasreddin Hodja 1 à 50</a></p>
<p><a style="border: 0pt none" href="http://nasreddinhodja.a.n.f.unblog.fr/files/2015/01/contes-de-nasreddin-hodja-51-a-101.pdf"><img style="vertical-align: middle;border: 0pt none" alt="fichier pdf" src="/wp-includes/images/pdf.png" /> Contes de Nasreddin Hodja 51 à 101</a></p>
<p><a style="border: 0pt none" href="http://nasreddinhodja.a.n.f.unblog.fr/files/2015/05/contes-de-nasreddin-hodja-102-a-150.pdf"><img style="vertical-align: middle;border: 0pt none" alt="fichier pdf" src="/wp-includes/images/pdf.png" /> Contes de Nasreddin Hodja 102 à 150</a></p>
<p><a style="border: 0pt none" href="http://nasreddinhodja.a.n.f.unblog.fr/files/2015/08/contes-de-nasreddin-hodja-151-a-200-.pdf"><img style="vertical-align: middle;border: 0pt none" alt="fichier pdf" src="/wp-includes/images/pdf.png" /> Contes de Nasreddin Hodja 151 à 200</a></p>
<p>Bien entendu, comme l’auteur est décédé depuis plus de 70 ans, toutes ces histoires sont libres de droit.</p>
<p style="text-align: center"> <img class="aligncenter size-medium wp-image-452" alt="Capfrture[1]" src="http://nasreddinhodja.a.n.f.unblog.fr/files/2015/08/capfrture1-300x77.jpg" width="300" height="77" /></p>
<p style="text-align: center"><a title="Rusen YILDIZ met Nasreddin en spectacle" href="http://nasreddinhodja.unblog.fr/rusen-yildiz-met-nasreddin-en-spectacle/" target="_blank"><span style="text-decoration: underline">Spectacle de Nasreddin Hodja en cliquant ici</span></a></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #ff6600;font-size: medium">En attendant, retrouvez 60 enregistrements audio à écouter ou à télécharger sur ce site :</span></p>
<p style="text-align: center"><a href="http://www.audiocite.net/recherche.php?livre-audio-gratuit=Hodja" target="_blank">http://www.audiocite.net/recherche.php?livre-audio-gratuit=Hodja</a></p>
<p style="text-align: left"><em><span style="font-size: small">Si vous trouvez une erreur,  (un mot répété ou manquant , une faute d&rsquo;ortographe&#8230;) n&rsquo;hésitez surtout pas à laisser un petit mot en commentaire de l&rsquo;histoire, même pour une minuscule virgule malencontreuse!</span></em></p>
<p style="text-align: center"><a href="http://petiteshistoirespourlesenfants.unblog.fr/" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-500" alt="Sans titre-1" src="http://nasreddinhodja.a.n.f.unblog.fr/files/2015/09/sans-titre-1.jpg" width="300" height="77" /></a></p>
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		<title>Si nous ne pleurons pas, qui le fera ?</title>
		<link>http://nasreddinhodja.unblog.fr/2015/09/02/si-nous-ne-pleurons-pas-qui-le-fera/</link>
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		<pubDate>Wed, 02 Sep 2015 07:13:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[margo27]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Tamerlan était un homme laid, borgne et qui boitait. Un jour, alors que Nasreddin Hodja était avec lui, il tira sur ses cheveux et souhaitant les couper, appela ses gens : — Appelez-moi le coiffeur ! Le coiffeur entre, coupe ses cheveux et, comme d’habitude, donne un miroir à Tamerlan. Ce dernier regarda dans le miroir, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Tamerlan était un homme laid, borgne et qui boitait. Un jour, alors que Nasreddin Hodja était avec lui, il tira sur ses cheveux et souhaitant les couper, appela ses gens :</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000000">—</span> Appelez-moi le coiffeur !</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Le coiffeur entre, coupe ses cheveux et, comme d’habitude, donne un miroir à Tamerlan. Ce dernier regarda dans le miroir, se vit et découvrit qu’il était laid. Il commença à pleurer. Nasreddin pleura aussi avec lui. Donc ils pleurèrent ensemble pendant plusieurs heures. Les gens de Tamerlan essayèrent de le calmer en lui racontant des histoires drôles. Ses pleurs cessèrent, mais pas ceux de Nasreddin.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000000">—</span>Écoute ! dit Tamerlan à Nasreddin. J’ai regardé dans le miroir, je me suis trouvé laid et je suis devenu triste, non seulement parce que je suis le roi, mais aussi parce que je suis riche et que j’ai beaucoup de femmes. Je suis laid, c’est la raison pour laquelle j’ai pleuré. Mais en ce qui te concerne ? Pourquoi as-tu pleuré et continues-tu de pleurer ?</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000000">—</span> Vous vous êtes regardé dans le miroir une seule fois, vous vous êtes vu et vous avez pleuré, parce que vous ne pouviez pas vous en empêcher. Mais nous, qui devons voir votre visage tous les jours ? Si nous ne pleurons pas, qui le fera ? C’est la raison pour laquelle je pleure !</span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Se nourrir avec des livres</title>
		<link>http://nasreddinhodja.unblog.fr/2015/09/02/se-nourrir-avec-des-livres/</link>
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		<pubDate>Wed, 02 Sep 2015 07:09:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[margo27]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Tamerlan souhaita examiner les registres fiscaux de la ville proche. Le fonctionnaire responsable de la collecte des impôts fut convoqué et on lui demanda de comparer les revenus avec les registres. Le fonctionnaire fut incapable de satisfaire le souverain. Tamerlan ordonna aussitôt : — Faites lui manger les registres fiscaux. Les Chambellans déchirèrent les livres [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Tamerlan souhaita examiner les registres fiscaux de la ville proche. Le fonctionnaire responsable de la collecte des impôts fut convoqué et on lui demanda de comparer les revenus avec les registres. Le fonctionnaire fut incapable de satisfaire le souverain. Tamerlan ordonna aussitôt :</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000000">—</span> Faites lui manger les registres fiscaux.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Les Chambellans déchirèrent les livres en menus morceaux et les présentèrent à l’ex-fonctionnaire pour qu’il les mange. Tamerlan donna un autre ordre :</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000000">—</span> Nasreddin Hodja, je te nomme collectionneur des impôts.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">La parole de Tamerlan ayant force de loi, ainsi fut fait. Le temps passe. Tamerlan veut alors examiner les performances de l’officier fiscal nouvellement nommé. Nasreddin est convoqué et le voilà qui se présente à Tamerlan, avec, entre ses mains, une pile de galettes sur lesquelles apparaissent des lignes de comptabilité.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000000">—</span> Quelle insolence ! dit Tamerlan, en colère. Il t’a été demandé de venir avec les registres fiscaux !</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Ce à quoi Nasreddin répondit :</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000000">—</span>Votre Éminence, ce sont des livres fiscaux. Est-ce que je ne devrais pas les manger ?</span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>L’éléphante dévastatrice</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Sep 2015 07:00:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[margo27]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Tamerlan amena un éléphant à Aksehir et le lâcha dans le village, où il se mit à saccager fermes, vignobles et vergers. Bien pire, il obligea la population à le nourrir. C’était devenu une véritable calamité. Les gens en eurent assez et ils appelèrent Nasreddin Hodja  pour qu’il puisse intervenir auprès de Tamerlan, à propos [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Tamerlan amena un éléphant à Aksehir et le lâcha dans le village, où il se mit à saccager fermes, vignobles et vergers. Bien pire, il obligea la population à le nourrir. C’était devenu une véritable calamité. Les gens en eurent assez et ils appelèrent Nasreddin Hodja  pour qu’il puisse intervenir auprès de Tamerlan, à propos de cet éléphant dévastateur.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000000">—</span> Demain, dit Nasreddin Hodja, je veux dix à quinze personnes pour m’accompagner.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Le jour suivant, Nasreddin se mit à la tête du groupe. Quand ils arrivèrent près de la tente de Tamerlan, il se retourna et vit qu’il était seul. Tous les autres s’étaient enfuis, effrayés à l’idée d’affronter Tamerlan.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000000">— J</span>e vous montrerai, se dit  Nasreddin. Et il entra dans la tente pour parler à Tamerlan.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000000">—</span> Excellence, dit-il, nous les gens d’Aksehir, nous aimons l’éléphant que vous avez amené dans notre village, mais nous sommes tristes pour lui, car il est seul. Au nom de la population, je suis venu vous demander de lui trouver une femelle pour lui tenir compagnie.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Tamerlan fut satisfait de ce qu’il venait d’entendre et dit :</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000000">—</span> Tu salueras la population de ma part et tu leur diras que je répondrai à leurs désirs assez rapidement.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">De retour au village, les gens lui demandèrent le résultat de l’entrevue avec Tamerlan.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000000">—</span> Soyez rassurés, leur dit-il, la femelle “dévastatrice” sera ici bientôt, elle aussi. Vous venez de récolter ce que vous avez semé.</span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Retour à l’envoyeur</title>
		<link>http://nasreddinhodja.unblog.fr/2015/09/02/retour-a-lenvoyeur/</link>
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		<pubDate>Wed, 02 Sep 2015 06:59:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[margo27]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Nasreddin Hodja était sûr, qu’il n’y avait pas, au monde, de prunes plus succulentes que celles de son prunier. Un jour, il en choisit trois parmi les plus grandes et les plus belles de son arbre préféré. Il les mit sur un plateau, qu’il posa soigneusement en équilibre sur sa tête et se dirigea vers [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Nasreddin Hodja était sûr, qu’il n’y avait pas, au monde, de prunes plus succulentes que celles de son prunier. Un jour, il en choisit trois parmi les plus grandes et les plus belles de son arbre préféré. Il les mit sur un plateau, qu’il posa soigneusement en équilibre sur sa tête et se dirigea vers la maison de Tamerlan. Il était sûr que Tamerlan apprécierait ces fruits. Comme Nasreddin marchait, les prunes commencèrent à tanguer sur son plateau.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000000">—</span> Parce que vous êtes là où je ne peux pas vous voir, dit-il aux prunes, vous pensez que vous pouvez tourbillonner comme trois derviches tourneurs.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Les trois prunes ont continué de tournoyer sur le plateau, à chaque pas de Nasreddin.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000000">—</span> Arrêtez de danser, leur dit Nasreddin. Si vous continuez ainsi, je vous punirai en vous mangeant.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Les trois prunes virevoltaient toujours. Nasreddin ne pouvait rien y faire. Aussi, pour tenir sa promesse, il s&rsquo;assit sous un peuplier et  mangea une prune, puis une autre. Parlant sévèrement à la troisième prune, il lui dit :</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000000">—</span> Si je te donne une autre chance, te tiendras-tu tranquillement sur le plateau ?</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Cette dernière prune solitaire sembla mieux se comporter et reprit sagement sa place au milieu du plateau sur la tête de Nasreddin, qui se dirigeait vers la demeure de Tamerlan. Ce dernier, qui était de bonne humeur, reçut Nasreddin avec la courtoisie due à un invité d’honneur. Jurant qu’il n’avait jamais goûté de prune aussi délicieuse, il ne fit aucune allusion au fait qu’il n’y en avait qu’une. Il rit beaucoup des blagues de Nasreddin, en demandant chaque fois d’autres. Finalement, quand Nasreddin se rendit compte qu’il devait se dépêcher pour être à la maison avant la tombée de la nuit, Tamerlan remplit son plateau de cadeaux.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Au bout d’une semaine, Nasreddin décida qu’il était temps de rendre visite de nouveau à Tamerlan.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000000">—</span> Quel cadeau dois-je prendre pour lui offrir? se dit-il, en regardant le plateau vide.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Les prunes étaient maintenant trop mûres pour supporter le voyage.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000000">— </span>Et pourquoi pas quelques bonnes betteraves rouges ? pensa Nasreddin, regardant toujours le plateau vide. Oui, les betteraves feront bien l’affaire. Elles sont trop fermes pour s’écraser, même si elles s’avisaient de danser sur le plateau.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Nasreddin prit, dans son jardin, quelques-unes de ses betteraves les plus rouges et les plus fermes. Il les posa sur le plateau, équilibra ce dernier sur sa tête et se dirigea joyeusement vers la maison de Tamerlan. En cours de route, il rencontra son bon ami Mouloud.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000000">—</span> Où portes-tu ces excellentes betteraves, Nasreddin Effendi ? demanda Mouloud.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000000">—</span> Ces betteraves sont un cadeau pour Tamerlan, répondit  Nasreddin.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000000">—</span> Quoi, des betteraves  pour  Tamerlan ? s’exclama Mouloud, perplexe.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000000">—</span> Est-ce que les betteraves ne sont pas un beau cadeau pour Tamerlan ?</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Nasreddin déposa le plateau et regarda les betteraves comme pour la première fois. Elles lui semblèrent moins belles que quand il les avait cueillies.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000000">—</span> Peut-être quelque chose d’autre serait meilleur ?</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000000">—</span> Oui, quelque chose d’autre, mais quoi par exemple ?</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000000">— </span>Des figues ! suggéra Mouloud, des figues bien mûres et juteuses, fraîchement cueillies.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Nasreddin se demanda pourquoi il n’y avait pas pensé plus tôt. Il se dirigea vers le marché où il négocia ses betteraves pour un plateau de figues mûres et juteuses.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000000">—</span> Vous avez de la chance, lui dit le vendeur, d’avoir tant de figues succulentes pour quelques banales betteraves.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Cependant, le vendeur de figues se dit, sans que Nasreddin ne l’entende:</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000000">—</span> J’ai de la chance de me débarrasser de ces figues. Elles sont tellement mûres que j’étais prêt à les jeter.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Nasreddin  continua son chemin vers la cour de Tamerlan, qui n’était pas de bonne humeur, plutôt bougon, renfrogné, avec sa tête des mauvais jours. Le sourire de Nasreddin et son plateau de figues trop mûres étaient plus qu’il ne pouvait supporter. Toute la journée, il avait chercher quelqu’un sur qui apaiser sa grogne. Là était sa chance.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000000">—</span> Venez immédiatement ! ordonna t-il à ses domestiques.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Six d’entre eux arrivèrent en courant.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000000">—</span> Prenez les figues de cet homme et jetez-les sur lui, une par une et aussi fort que vous pouvez.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Nasreddin se mit à courir, poursuivi par les domestiques et … les figues. Pas une figue ne le rata. Nasreddin courait toujours, si rapidement que ses chaussures flottantes le lui permettaient, quand il rencontra Mouloud.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000000">—</span> Oh Mouloud Effendi ! Laisse-moi te remercier sept fois en ce bas monde pour ce que tu as fait pour moi ! dit  Nasreddin</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Mouloud regarda fixement Nasreddin, tout éclaboussé de jus vert et rouge, les figues écrasées dégoulinant de ses vêtements.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000000">—</span> Oh Mouloud Effendi ! Je te remercie sept fois au paradis pour ce que tu as fait pour moi ! ajouta Nasreddin</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Mouloud, qui connaissait les façons de faire de Tamerlan, commença à comprendre ce qui avait du arriver.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000000">—</span> Pourquoi me remercies-tu ? demanda-t-il à  Nasreddin qui répliqua :</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000000">—</span> Oh ! Quelle bonne idée que j’ai eue en te demandant conseil. Ton sage, sage conseil.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000000">—</span> Pourquoi ? demanda Mouloud, toujours aussi perplexe.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000000">—</span> Si j’avais donné des betteraves rouges et fermes à Tamerlan, expliqua Nasreddin, ses domestiques m’auraient jeté des betteraves bien fermes. Imagine alors quel homme contusionné et brisé j’aurais alors été.</span></p>
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		<title>Le pouvoir de divination de Nasreddin Hodja</title>
		<link>http://nasreddinhodja.unblog.fr/2015/08/17/le-pouvoir-de-divination-de-nasreddin-hodja/</link>
		<comments>http://nasreddinhodja.unblog.fr/2015/08/17/le-pouvoir-de-divination-de-nasreddin-hodja/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 17 Aug 2015 06:56:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[margo27]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://nasreddinhodja.unblog.fr/?p=485</guid>
		<description><![CDATA[Un jour qu’il se rendait au palais de Tamerlan, Nasreddin Hodja vit son garde-chiourme bastonner un innocent. — Tu ne l’emporteras pas au paradis, lui dit Nasreddin, d’autant plus qu’en consultant le marc de café à ton sujet, j’y ai vu ta mort prochaine. Il advint que, deux jours plus tard, le bourreau fut renversé [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Un jour qu’il se rendait au palais de Tamerlan, Nasreddin Hodja vit son garde-chiourme bastonner un innocent.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000000">—</span> Tu ne l’emporteras pas au paradis, lui dit Nasreddin, d’autant plus qu’en consultant le marc de café à ton sujet, j’y ai vu ta mort prochaine.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Il advint que, deux jours plus tard, le bourreau fut renversé par une calèche qui roulait à vive allure dans les rues du village. Il en mourut.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Mis au courant du présage de Nasreddin, Tamerlan, affecté par cette mort, décida de le mettre à mort. Encadré par deux gardes, tenant levé un grand sabre tranchant, il fut présenté au souverain qui lui dit :</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;font-size: medium">— Puisque tu as de grands pouvoirs de divination, tu as dû prévoir le jour de ta propre mort.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><span style="color: #000000">— </span>Ce sera pour aujourd’hui, répondit Nasreddin qui ajouta : j’ai aussi vu dans le marc que votre mort est prévue le lendemain de la mienne.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Et c’est ainsi que, mécontent mais prudent, Tamerlan demanda aux gardes de baisser leur sabre et laissa la vie sauve à Nasreddin.</span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Le chameau fabuleux</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Aug 2015 06:35:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[margo27]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Un jour Tamerlan, en bavardant avec Nasreddin Hodja, parlait de façon étrange, exagérant tellement que, dans ses propos, une puce est devenue un chameau. Nasreddin était très ennuyé. Finalement, il exagéra plus que lui, fit d’un chameau un animal énorme et fabuleux : — En vérité, j’ai eu beaucoup de chameaux auparavant. Mais je n’avais [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Un jour Tamerlan, en bavardant avec Nasreddin Hodja, parlait de façon étrange, exagérant tellement que, dans ses propos, une puce est devenue un chameau. Nasreddin était très ennuyé. Finalement, il exagéra plus que lui, fit d’un chameau un animal énorme et fabuleux :</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><span style="color: #800000">—</span> En vérité, j’ai eu beaucoup de chameaux auparavant. Mais je n’avais jamais vu un chameau tel que celui j’ai actuellement. Si je lui dis “marche”, il le fait. Si je lui dis “vole”, il le fait. Malheureusement, il ne peut ni lire ni écrire, comme mon fils !</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Tamerlan était ébahi. Il lui dit :</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">– Hodja , s’il te plaît, laisse-moi voir cette étrange créature !</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Nasreddin demeura imperturbable et répondit :</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><span style="color: #800000">—</span> Majesté, ces jours-ci, je lui enseigne les premiers rudiments de la prière. Si Dieu le veut, quand je reviendrai l’an prochain, il se mettra à genoux devant vous !</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Tamerlan attendit le jour convenu avec impatience. Quand ce jour fut arrivé,  Nasreddin dit :</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><span style="color: #800000">—</span>Seigneur, que vous dire ? Une fois qu’il a commencé à lire le Coran, cela lui a tellement plu qu’il a insisté pour le mémoriser dans sa totalité. L’année prochaine, s’il plaît à Dieu, quand il saura le Coran par cœur, vous apprécierez sa voix mélodieuse !</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> </span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Tandis que Tamerlan attendait avec anxiété l’année suivante, la femme de Nasreddin et ses amis s’inquiétèrent pour sa vie</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><span style="color: #800000">—</span> Nasreddin, tu es en train de jouer un jeu dangereux. Tamerlan, ne croira pas éternellement à ton mensonge. Il est temps d’arrêter !</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Ce à quoi  Nasreddin répondit :</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"><span style="color: #800000">—</span> Attendons, pourquoi paniquer ainsi ! Il reste encore beaucoup de temps jusqu’à l’année prochaine. Le chameau peut mourir ou Tamerlan peut mourir ou moi je peux mourir.</span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Combien de pattes pour un âne ?</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Aug 2015 06:29:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[margo27]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[— Combien de pattes possède un âne ? demanda un passant à Nasreddin Hodja. Ce dernier descendit de son âne et compta, un par un, les membres de l’animal : — Quatre, dit-il. — Quoi ? dit le passant. Tu ne sais même pas le nombre de pattes de ton âne, au point de devoir [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">— Combien de pattes possède un âne ? demanda un passant à Nasreddin Hodja.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Ce dernier descendit de son âne et compta, un par un, les membres de l’animal :</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">— Quatre, dit-il.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">— Quoi ? dit le passant. Tu ne sais même pas le nombre de pattes de ton âne, au point de devoir les compter ?</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">— Bien sûr que je le sais ! répondit Nasreddin. Mais, la dernière fois que je les ai comptées, c’était cette nuit et il y en avait quatre. Je voulais juste m’assurer que rien n’avait changé.</span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Un âne exceptionnel</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Aug 2015 06:27:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[margo27]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[— Je  dis non et non ! Je ne garderai pas cet âne un jour de plus ! Nasreddin Hodja lança un regard furieux au petit âne gris qui battait l’air patiemment avec sa queue pour éloigner les myriades de mouches qui l’assaillaient, attendant que Nasreddin lui mette sur le dos la vieille carpette qui [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">— Je  dis non et non ! Je ne garderai pas cet âne un jour de plus !</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Nasreddin Hodja lança un regard furieux au petit âne gris qui battait l’air patiemment avec sa queue pour éloigner les myriades de mouches qui l’assaillaient, attendant que Nasreddin lui mette sur le dos la vieille carpette qui servait de selle.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">— Qui te dit qu’un nouvel âne ne sera pas aussi, sinon plus têtu que celui-ci, suggéra Kalima.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">— Ce malheureux âne est plus que têtu ! fulmina Nasreddin. Il mange comme un éléphant, mais devient chaque jour plus maigre. Il est lent comme une tortue, paresseux comme une couleuvre, vicieux comme un renard, stupide comme un poisson et têtu comme un âne !</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Kalima tapota le petit âne qui frotta alors affectueusement sa tête contre sa manche. Kalima n’a rien dit. Elle s’était suffisamment disputée avec son mari pour deviner quelles seraient ses réactions.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">— Dis adieu à cette créature ! dit Nasreddin, en enfourchant le petit animal et lui demandant, selon la manière habituelle de conduire les ânes (un “rghr-r-r-r” guttural), d’avancer. Ce qu’il ne fit pas.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">— Un autre âne aurait déjà avancé à cet ordre. Tu verras quel excellent âne je ramènerai du marché. Je peux vendre cet âne misérable suffisamment cher pour en acheter un autre meilleur et il me restera une pièce d’or pour te permettre de confectionner une nouvelle robe.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">– Ughr-r-r-r, gronda t-il de nouveau.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Le petit animal agita ses longues oreilles, à contrecœur, et s’en alla. Jubilant à l’évocation de l’importante affaire qu’il allait réaliser au marché, Nasreddin tapota le cou de son âne et se dirigea vers la place du marché.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">— Voici un âne dont son propriétaire sera fier, dit Nasreddin en remettant l’âne au commissaire-priseur.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">— Un tel âne devrait rapporter un bon prix, dit le commissaire-priseur.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Il poussa l’âne, pinça ses pattes et regarda ses dents. Comme Nasreddin, il vanta bien fort ses mérites. Le commissaire-priseur a aligné les animaux l’un après l’autre pour la vente. Aucune offre n’a été faite pour l’âne de Nasreddin. Ce dernier n’avait d’yeux que pour un âne qu’il voyait plus grand, plus soyeux et plus dodu que les autres. Sûrement c’était l’âne qu’il lui fallait. Finalement, tous les ânes ont été vendus, sauf deux – celui que Nasreddin avait apporté et celui qu’il avait décidé d’emporter.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Il fut soulagé de voir que le commissaire-priseur amenait d’abord son vieil âne. Il avait besoin d’avoir l’argent de sa vente avant de faire une offre pour l’âne sur lequel il avait jeté son dévolu.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">— Voici un âne qui vaut la peine d’être acheté ! dit le commissaire-priseur, en se frottant les mains. J’ai souvent observé cet âne et j’ai regretté qu’il n’ait pas été mien. Voyez cette lueur dans ses yeux ! C’est un âne qui vous obéira avant que vous ne lui en ayez donné l’ordre. Regardez ces muscles! Et ces pieds graciles! Je parie que cet âne est plus rapide que n’importe quel âne d’Aksehir !</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Nasreddin Hodja regarda les pattes de son âne. Il n’avait jamais remarqué qu’elles fussent graciles ni combien son poil était si soyeux.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">— Combien offrez-vous pour le plus beau, le plus fort, le plus sage, le plus travailleur, le plus obéissant des ânes de tout Aksehir ?</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">— Trente livres, offrit un villageois.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Nasreddin le regarda fixement.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">— Trente livres pour l’âne le plus meilleur d’Aksehir ! Cinquante, surenchérit Nasreddin.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">— Soixante livres, proposa un autre villageois</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">— soixante-dix ! Quatre-vingt ! Quatre-vingt dix !</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Le prix est monté, jusqu’à ce qu’un villageois offre deux cents livres.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">— Deux cent dix, proposa un autre.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">— Deux cent vingt, cria Nasreddin.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Aucune autre offre n’ayant été faite, le commissaire-priseur remit la bride à Nasreddin, qui paya ainsi cash son propre âne.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">— Ughr-r-r-r, ordonna t-il à l’âne qui s’est mis à trotter vers la maison. Comme Kalima sera fière de cette acquisition !</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">A mi-chemin de la maison, il commença à se demander pourquoi sa bourse était vide. Il avait projeté, en bon négociateur, de ramener à la maison un âne et plus d’argent qu’il n’avait emporté. C’était embarrassant. Peut-être Kalima pourra t-elle le lui expliquer ?</span></p>
<p align="JUSTIFY">
<p align="JUSTIFY">
<p align="JUSTIFY">
]]></content:encoded>
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		<title>Se chauffer à la flamme d’une bougie</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Aug 2015 06:24:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[margo27]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Nasreddin Hodja était assis au café, échangeant des histoires avec ses amis et fanfaronnant plus que de coutume. — Je pourrais tenir toute une nuit, debout dans la neige, sans aucun feu pour me réchauffer. — Personne ne peut le faire ! dit un homme en regardant la neige tomber, à travers la fenêtre. — [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Nasreddin Hodja était assis au café, échangeant des histoires avec ses amis et fanfaronnant plus que de coutume.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">— Je pourrais tenir toute une nuit, debout dans la neige, sans aucun feu pour me réchauffer.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">— Personne ne peut le faire ! dit un homme en regardant la neige tomber, à travers la fenêtre.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">— Je pourrais et je le ferai cette nuit-même. Je le ferai même si je n’avais pas la moindre braise pour me réchauffer. Alors, si je perds mon pari, demain je donnerai un banquet pour vous tous, chez moi.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Le pari était lancé. Les amis de Nasreddin allèrent rejoindre leurs lits douillets, tandis qu’il s’installait seul sur la place enneigée. La neige glacée enveloppant ses pieds et fouettant son visage était pénible à supporter. Mais, plus pénible encore était la somnolence qui le tenaillait. Il se devait de rester éveillé, ne serait-ce que pour réchauffer, en les battant, ses pieds et ses mains glacés. Il avait constaté qu’il était plus facile de lutter contre le sommeil en fixant la bougie qui clignotait dans la maison de Mahmoud.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Le matin est enfin venu. Des curieux rencontrèrent Nasreddin Hodja, frissonnant et baillant, qui rentrait chez lui prendre une tasse de café chaud. Ils lui demandèrent des nouvelles de sa nuit et furent émerveillés de ce qu’il avait fait.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">— Comment as-tu pu rester éveillé toute la nuit ? lui demandèrent-ils.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">— J’ai fixé une bougie vacillante dans la maison de Mahmoud, répondit-il.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">— Tu as bien dit une bougie ?</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">— Bien sûr, répondit Nasreddin.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">— Une bougie allumée produit une flamme. La flamme donne la chaleur. Tu t’es donc réchauffé grâce à la chaleur de cette bougie. Tu as perdu ton pari.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">D’abord  Nasreddin essaya de rire de leur argumentation, mais il constata bientôt qu’ils ne plaisantaient pas. Il ne pouvait pas convaincre ses amis qu’une bougie à l’intérieur d’une maison distante ne pouvait procurer aucune chaleur à un homme se trouvant dehors sur la place enneigée.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">— Quand viendrons-nous chez toi, pour le banquet ? lui dirent ses amis, insistant sur le fait qu’ils avaient gagné le pari.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">— Venez ce soir, à la nuit tombée, leur dit Nasreddin.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Juste après l’appel du muezzin pour la prière du soir, un groupe d’hommes vint frapper à la porte de Nasreddin qui leur ouvrit. Laissant leurs chaussures près de l’entrée, ils s&rsquo;assirent en tailleur sur une natte.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">— Le dîner n’est pas tout à fait prêt, lança Nasreddin de sa cuisine.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Nous ne sommes pas pressés, nous attendrons le temps qu’il faut, dirent-ils.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Humant l’air ambiant pour deviner ce qui pouvait mijoter dans la cuisine, ils ne décelèrent aucune odeur particulière. Ils attendirent, attendirent, attendirent&#8230;</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">— J’espère que vous n’avez pas faim, leur dit Nasreddin de la cuisine. Le dîner n’est pas encore prêt.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">— Peut-être pourrions-nous t’aider, suggéra un invité affamé.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">— Bien, dit Nasreddin, Vous pourriez tous venir à la cuisine pour aider.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Entrant dans la cuisine, ils furent surpris de trouver Nasreddin debout, en train de remuer avec application le contenu d’une grande marmite en cuivre suspendue et sous laquelle brûlait (à bonne distance) une bougie vacillante.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">— Juste quelques minutes ! dit Nasreddin, debout sur la pointe des pieds, scrutant l’intérieur de la marmite froide. Ca ne devrait pas tarder à bouillir. Une bougie donne tellement de chaleur, vous le savez bien !</span></p>
]]></content:encoded>
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