La chasse à l’ours

Un jour Nasreddin Hodja fut invité à une partie de chasse à l’ours. Le soir, au retour, ses amis firent cercle autour de lui et lui demandèrent :

— Combien d’ours as-tu tué ?

— Je n’ai rien fait.

— Mais Hodja, nous t’avons demandé combien d’ours tu as tué, pas ce que tu as fait.

— Je n’ai rien fait.

Et les amis d’insister encore :

— Mais Hodja, combien as-tu tué d’ours ?

Et le Hodja de répliquer ;

— Ne croyez-vous pas qu’il vaut mieux dire « Je n’ai rien fait », plutôt que « Je n’ai pas réussi à en tuer un » ?

Publié dans : Non classé | le 30 octobre, 2014 |Pas de Commentaires »

Pourquoi ris-tu quand je te promets de te rembourser ?

Un usurier vint un jour déclarer sans ménagement à Nasreddin Hodja :

— Quand me paieras-tu ? Tu sais que nous sommes aussi de pauvres gens.

Nasreddin répondit avec son calme habituel :

— Ne te préoccupe pas, j’ai trouvé le moyen de payer ma dette.

— Lequel est-ce ?

— Je planterai des ronces de chaque côté de la route. Les moutons en passant s’y frotteront et y laisseront leur laine. Nous la ramasserons et irons la vendre au marché. Avec cet argent nous te rembourserons.

Le créancier, qui n’était pas dupe, fut pris d’un éclat de rire. Voyant cela, Hodja continua :

— Inconscient ! Pourquoi ris-tu quand je promets de te rembourser ?

 

Publié dans : Non classé | le 30 octobre, 2014 |Pas de Commentaires »

Si je n’avais pas rencontré un ami

Un jour Nasreddin Hodja  cueillit des coings dans son verger et les mit dans son panier pour les offrir à Tamerlan. En cours de route, il rencontra un ami qui lui demanda où il portait ses coings.

— C’est pour Tamerlan., lui répondit-il.

L’ami le lui déconseilla en précisant que Tamerlan n’aimait pas les coings. Nasreddin écouta le conseil.

Il se rendit au marché, acheta de belles figues et les offrit à Tamerlan. Celui-ci prit une figue et la mangea, puis il en prit une seconde et l’écrasa sur la face d’Hodja. Et ainsi fit-il avec les autres figues : une dans la bouche et la suivante sur la face de Nasreddin. Après chaque figue écrasée sur sa figure, le Hodja ouvrait les mains vers le ciel en disant :

— Majesté, comment ne pas remercier Allah qui m’a fait rencontré un ami ! Si je ne l’avais pas écouté et avais porté les coings à votre Majesté, dans quel état serait ma figure, à présent ?

 

Publié dans : Non classé | le 30 octobre, 2014 |Pas de Commentaires »

Vêtements perdus

Nasreddin Hodja traversait la forêt, quand il décida d’aller se dégourdir les jambes. Il attacha son âne à un arbre et se débarrassa de quelques vêtements pesants. Puis il s’enfonça dans le bois. Un voleur survint alors qui lui déroba ses vêtements.

A son retour, Nasreddin chercha ses effets et ne les trouvant pas, il prit la selle de l’âne et cria à l’animal :

— Espèce d’idiot. Retrouve mes vêtements et je te rendrai la selle.

Publié dans : Non classé | le 30 octobre, 2014 |Pas de Commentaires »

Si on ne connaît pas le contraire

On demanda à Nasreddin Hodja :

— Où est ton nez ?

Nasreddin montra sa nuque.

—Mais Hodja, nous t’avons demandé de nous montrer ton nez et tu nous montres ta nuque. Qu’est-ce que cela signifie ?

— Je sais très bien que je vous ai montré ma nuque. Mais à quoi sert de connaître le nom d’un objet si on ne connaît pas également son contraire ?

Publié dans : Non classé | le 30 octobre, 2014 |Pas de Commentaires »

Equilibre

Le monde ne manque pas de curieux. L’un d’eux posa un jour cette question à Nasreddin Hodja :

— Toi qui es la sagesse même, pourrais-tu me dire pourquoi, dès que le soleil pointe à l’horizon, les hommes sortent de leur maison, vont deci delà, qui à droite, qui à gauche ?

— C’est facile à comprendre, répondit Nasreddin : s’ils allaient tous du même côté, la terre perdrait son équilibre !

Publié dans : Non classé | le 30 octobre, 2014 |2 Commentaires »
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