La mort solitaire

Nasreddin Hodja se promène sur la route. Effrayé par un bruit, il se jette dans le fossé.
« Je suis mort de peur », pense-t-il au bout d’un moment.
Le froid, la faim commencent à le tenailler. Il rentre chez lui, annonce à sa femme la triste nouvelle et retourne dans son fossé.
Secouée de sanglots, l’épouse du Mulla va chercher du réconfort chez les voisins :
— Mon mari est mort ! Il gît dans un fossé…
— Comment le sais-tu ?
— Personne n’a découvert son corps, alors, le pauvre, il a dû venir me le dire lui-même.

Publié dans : Non classé | le 29 mai, 2015 |Pas de Commentaires »

Si je la vois

Ses amis dirent à Nasreddin Hodja :

— Ta femme a pris l’habitude d’aller de maison en maison. Dis-lui de rester un peu chez elle.

— Je veux bien le lui dire, consentit Nasreddin. Si je la vois !

Publié dans : Non classé | le 29 mai, 2015 |Pas de Commentaires »

Ote ta patte de mon pied

La fête du village, un homme, sans le savoir, écrasa le pied de Nasreddin Hodja. Celui-ci se retourna et demanda à l’inconnu :

— Es-tu parent de Tamerlan ?

— Non.

— Peut-être as-tu quelque parenté avec le vizir ?

— Non

— Avec le maire ou le gendarme ?

—  Non.

Alors, indigné, Nasreddin éclata :

— Dans ce cas, espèce d’animal, ôte ta patte de mon pied !

Publié dans : Non classé | le 29 mai, 2015 |Pas de Commentaires »

Je ne mange rien

            Par un jour de grand vent, Nasreddin Hodja, assis son âne, eut faim tout à coup. Le pays qu’il traversait était réputé pour sa farine grillée. Il en acheta un peu.

            Chemin faisant, il prenait de la farine du sachet et essayait de la porter à sa bouche. Mais le vent était tel, qu’à chaque fois il emportait la farine. Arrivé chez lui, le sachet était vide et Nasreddin n’avait rien mangé. Alors qu’il tentait de porter à sa bouche l’ultime poignée, un ami lui demanda ce qu’il mangeait :

— Mon cher, à la vérité je ne mange rien.

Publié dans : Non classé | le 3 mai, 2015 |Pas de Commentaires »

Le vinaigre de quarante ans.

Un voisin demanda à Nasreddin Hodja :

— Toi qui es conservateur, as-tu du vinaigre de quarante ans ? C’est pour mettre sur le front de ma femme qui a très mal à la tête.

Nasreddin, haussant les épaules :

— J’en ai, mais je ne t’en donnerai pas.

Le voisin, vexé :

— Quel ami es-tu ? Qu’est ce que cela te coûte de me donner un peu de vinaigre ?

— Si j’en avais donné à tous ceux qui m’en ont demandé, est-ce qu’aujourd’hui j’aurais du vinaigre vieux de quarante ans ?

Publié dans : Non classé | le 3 mai, 2015 |Pas de Commentaires »

S’il a des voisins

On demanda à Nasreddin Hodja :

— Est-ce qu’un homme âgé de cent ans peut avoir des enfants ?

— Oui, s’il a des voisins âgés de vingt-cinq ou trente ans.

Publié dans : Non classé | le 3 mai, 2015 |Pas de Commentaires »

Quatre personnes dans un lit

Nasreddin Hodja avait épousé une veuve qui ne cessait de vanter les mérites de son premier mari. Agacé, il commença, pour sa part, à vanter ceux de sa première femme. Mais rien n’y fit. Alors, une nuit, Nasreddin, à bout de nerfs, la fit tomber du lit.

— Pourquoi agis-tu ainsi? se plaignit-elle.

— Ecoute. Toi, moi, ton premier mari, ma première femme, cela fait quatre personnes dans un lit. C’est trop !

Publié dans : Non classé | le 3 mai, 2015 |Pas de Commentaires »

Toute une histoire pour cinq pièces.

Nasreddin Hodja rencontra un commerçant à qui il devait de l’argent.

— Hodja, n’as-tu pas honte ? Pourquoi ne me paies-tu pas ?

— Combien te dois-je ?

— Cinquante cinq pièces d’argent.

— Et si je t’en donne vingt-cinq demain ?

— Bien.

— Et si je t’en donne encore vingt-cinq après demain, combien t’en dois-je encore ?

— Cinq pièces.

— Et tu fais toute une histoire pour cinq pièces ! Comme tu es mesquin !

Publié dans : Non classé | le 3 mai, 2015 |Pas de Commentaires »

Le monde est mal fait.

Nasreddin Hodja pensait à voix haute :

— Comme le monde est mal fait ! Quand je veux faire un helva, si j’ai de la farine, je manque de sucre ; si j’ai du sucre, je manque de farine ; quand j’ai les deux, c’est moi qui n’ai plus envie de faire le helva !

Publié dans : Non classé | le 3 mai, 2015 |Pas de Commentaires »

Ne me le demandez pas.

Nasreddin Hodja rentrait au village précédé de son âne.

Soudain l’animal se mit à courir à toute vitesse. Pour ne pas perdre l’âne et son chargement, Nasreddin se rua à sa poursuite.

Naturellement, la distance entre eux augmentait, et des passants qui n’avaient pas vu l’âne, mais Nasreddin seulement, demandèrent :

— Où cours-tu ainsi comme un fou ?

Et Nasreddin, courrant toujours :

— Ne me le demandez pas. Demandez plutôt à mon âne !

Publié dans : Non classé | le 3 mai, 2015 |Pas de Commentaires »
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