Les cheveux blancs, la moustache noire

Chez le coiffeur un ami demanda à Nasreddin Hodja :

— Pourquoi ta moustache reste-t-elle noire alors que tes cheveux sont déjà blancs ?

— Rien d’étonnant. Mes cheveux ont vingt-cinq ans de plus que ma moustache !

Publié dans : Non classé | le 3 mai, 2015 |Pas de Commentaires »

Un peu plus loin

Il faisait une chaleur à mourir. Nasreddin Hodja et sa femme dormaient. Lui prenait toute la place et elle, n’en pouvant plus, lui dit :

— Va un peu plus loin.

Agacé d’avoir été dérangé dans son sommeil, il se leva, prit son âne et se mit en chemin.

 

            Le lendemain, une connaissance du village voisin lui demanda où il allait de si bon matin.

— Je ne le sais pas moi-même, répondit Nasreddin. Mais je t’en prie, va dans mon village et demande à ma femme si je dois aller encore plus loin.

Publié dans : Non classé | le 3 mai, 2015 |Pas de Commentaires »

L’âne gaucher

Nasreddin Hodja devait aller dans un autre village. Il était monté à l’envers sur son âne. Les paysans lui demandèrent pourquoi, il répondit :

— Non, je ne suis pas à l’envers sur l’âne, c’est l’animal qui est gaucher.

Publié dans : Non classé | le 3 mai, 2015 |Pas de Commentaires »

Petite conversation avec moi-même

Nasreddin Hodja, rencontrant quelqu’un dans la rue, se mit à lui parler longuement. Alors qu’il prenait congé de son interlocuteur, il lui demanda :

— Mais qui es-tu ?

L’autre, surpris :

— Si tu ne me connais pas, pourquoi as-tu parlé aussi longtemps avec moi ?

Et Nasreddin :

— Ton turban est le même que le mien, ton habit pareil au mien, ta barbe semblable à la mienne. J’ai cru que j’étais la personne que j’ai rencontrée et je voulais avoir une petite conversation avec moi-même.

Publié dans : Non classé | le 3 mai, 2015 |Pas de Commentaires »

Dans la maison de mon âme

Nasreddin Hodja rentra affamé chez lui. Sa femme lui servit aussitôt un potage bouillant. Il se précipita dessus et naturellement se brûla en l’avalant. La douleur le fit hurler :

— Au feu ! Au feu !

— Où est le feu ? demanda sa femme qui était accourue.

— Il est là, dans la maison de mon âme, dit Nasreddin en montrant son estomac.

Publié dans : Non classé | le 3 mai, 2015 |Pas de Commentaires »

C’est moi qui porte le sac

Nasreddin Hodja allait au marché pour vendre les produits de son jardin. Il monta sur son âne et prit le sac de légumes sur ses épaules. Il rencontra un ami qui lui dit :

— Pourquoi portes-tu le sac sur tes épaules ?

— Pour qui me prends-tu ? L’âne me porte déjà, tu ne voudrais pas qu’il porte aussi le sac !

Publié dans : Non classé | le 3 mai, 2015 |Pas de Commentaires »

Si l’autre parle, celui-ci contemple

Au marché, un perroquet venait d’être vendu dix pièces d’or.

Nasreddin Hodja, qui avait assisté à la vente, se précipita chez lui, prit son dindon et s’en retourna au marché avec la prétention d’en tirer dix pièces d’or également.

Les gens se mirent à rire.

— Mais tu es fou, il est impossible de vendre un dindon dix pièces d’or !

— Qu’en savez-vous ? Un volatile dix fois plus petit vient d’être vendu à ce prix, vous étiez témoins.

— Mais, Hodja, c’était un perroquet. Ca parle, un perroquet !

— Si l’autre parle, celui-ci contemple !

Publié dans : Non classé | le 3 mai, 2015 |Pas de Commentaires »

Le service rendu

Il était connu que Nasreddin Hodja tardait à rendre les services qu’on lui demandait. Quand on l’interrogeait sur la raison de ce retard, il répondait :

— C’est pour qu’on apprécie mieux le service rendu !

Publié dans : Non classé | le 3 mai, 2015 |Pas de Commentaires »

Qui l’a dit ?

Un jour, Nasreddin Hodja se sentit mal et s’évanouit. Revenu à lui, il était convaincu d’être mort. Arrivé à la maison, sa femme, le voyant si pâle, lui en demanda la raison. Il dit :

— Je suis mort, à présent je ne vis plus. 

Et il se mit au lit.

L’épouse commença à hurler et pleurer. Les voisins accoururent et l’interrogèrent :

— Qu’as-tu ?

— Mon mari est mort.

— Qui te l’as dit ?

— Comment qui me l’a dit ? Mais c’est lui-même, répondit-elle.

Publié dans : Non classé | le 6 avril, 2015 |Pas de Commentaires »

Le pari

Le jeune Nasreddin avait parié avec ses camarades qu’il monterait en haut d’un fort grand arbre.

Après avoir empoché l’argent, il dit :

— Apportez-moi une échelle.

— Pas question, protestèrent les autres.

— Il n’a jamais été convenu que je monterais sans échelle.

Publié dans : Non classé | le 6 avril, 2015 |Pas de Commentaires »
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